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Négociations pour une convention collective de travail dans le secteur parapublic de la santé


Accord trouvé par les partenaires sociaux

Les quatre organisations d’employeurs et les huit organisations représentant les travailleurs(dont l' ASI-Vaud) ont finalisé samedi dernier à Yverdon une déclaration d’intention portant sur l’élaboration d’une Convention collective de travail.

La CCT devrait apporter des améliorations des conditions de travail dans le secteur parapublic vaudois de la santé, notamment une durée hebdomadaire généralisée du travail de 41h30 au plus tard au 1er janvier 2009, une 6ème semaine de vacances dès 50 ans, un congé maternité de 16 semaines et un congé d’allaitement d’un mois avec droit au salaire à 100% et un congé d’adoption de 8 semaines également rémunéré à 100% (père ou mère à choix).

Retrouvez le communiqué de presse ici.

Service de piquet

Le service de piquet à domicile avec obligation d’intervenir rapidement ou un nouveau servage féodal à l’aune du III millénaire !

Une rupture de négociation d’abord, une croisade argumentaire contre la règle des 30 minutes ensuite, des actions qui ont finalement décidé le Seco à retirer ce point de son aide-mémoire donnant comme vainqueurs de cette 1ère manche les employeurs.

L’ASI, les représentants du SSP et de l’ASMAC n’entendent pas capituler ni encore moins renoncer à défendre la réglementation actuelle qui protège le travailleur contre cette forme abusive et légalisée du travail sur appel.

Dans son commentaire sur le service de piquet ( art. 15 OLT1 ), le Seco aborde la question sous l’angle de l’exigence posée au travailleur en distinguant deux situations différentes donnant droit à des rémunérations et/ou compensations spécifiques : 1) le service de piquet assimilé au service de garde et 2) la disponibilité sur appel.

Lorsqu’il est demandé au travailleur de se tenir prêt à intervenir dans un délai de plus ou moins 30 minutes, la durée du service de piquet compte intégralement comme temps de travail même s’il n’y a pas eu d’intervention. Cette règle se justifie par le fait que l’exigence imposée limite considérablement l’autonomie et la liberté d’actions du travailleur.

La disponibilité sur appel laisse au travailleur une plus grande marge de manœuvre dans la gestion de son temps libre, lequel n’est pas tenu d’intervenir rapidement. Dans cette situation, seuls le temps d’intervention et la durée du trajet comptent comme temps de travail.


L’ASI s’oppose catégoriquement à la détérioration de la réglementation actuelle et s’engage à dénoncer les situation abusives. C’est la raison pour laquelle elle fait appel à vos témoignages et vous remercie par avance de mentionner :

  • si votre établissement applique la règle des 30 minutes

  • si votre établissement n’applique pas la règle des 30 minutes

  • la pratique en vigueur dans votre établissement en terme de fréquence, de rémunération, de congés compensatoires, de repos, de temps compté comme temps de travail.


En vous remerciant d’adresser les réponses à asi_vd@bluewin.ch ou francine.jecker@asi-vaud.org